« Pulp Libéralisme » dans Les Echos

« …Clair dans les textes et très souvent frappant dans les illustrations caustiques, l’ouvrage fait mouche. Voici un livre extrêmement original qui sait mêler savoir, pédagogie, engagement, humour. Et le tout pour une somme modique !… »

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/debat/0203007569386-cliches-et-comics-sur-le-liberalisme-606284.php


Du 12 au 16 août 2013, le quotidien L’opinion a publié des extraits de « Pulp libéralisme, la tradition libérale pour les débutants. »

 

Daniel Tourre sur BfmBusiness, invité de Stéphane Soumier

 

« Pulp libéralisme » dans Valeurs Actuelles de Juillet 2013.

 

Libéral, vous avez dit libéral ?

Une bonne présentation du livre par Bruce de Galzain sur France Inter.

http://www.franceinter.fr/emission-leco-du-jour-liberal-vous-avez-dit-liberal

 

 

Pour préciser ma pensée sur « mettent les entrepreneurs les créateurs de richesses sur un piédestal » , il s’agit de bien affirmer que le libéralisme ne concerne pas simplement les entrepreneurs, mais tous les métiers -infirmière, comptable ou instituteur etc.-.

Pour mes suggestions sur la défense du libéralisme, voici la conférence donnée à l’assemblée nationale lors de la conférence « Comment populariser les idées libérales »

 

 

Quand la BD et le rap viennent au secours du libéralisme

Par Robert Jules dans La Tribune.

Dans son acception la plus large, et la plus simpliste, le libéralisme repose sur une conception du monde qui met la liberté de l’individu au dessus de tout et prône « le moins d’Etat possible » ou encore sur une philosophie très « real politik » qui justifie la cupidité et le cynisme dans la course à l’enrichissement personnel. Ainsi, le 11 juillet, dans son discours à la conférence nationale de l’industrie, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dénonçait : «  Le libéralisme, ce n’est pas plus de liberté contrairement aux apparences. C’est le laissez faire érigé en règle qui a vu 900 de nos usines fermer en dix ans (…) » ajoutant, en se réclamant de Colbert, « ma politique, c’est le colbertisme participatif où chacun a une responsabilité : l’Etat, le banquier, le travailleur, le chef d’entreprise, le retraité, l’étudiant. »
Pourquoi un tel préjugé qui n’épargne ni le plus haut niveau de l’Etat, ni même la droite – le président Nicolas Sarkozy avait aussi critiqué le « laissez-faire » – est-il aussi répandu en France ? « Il y a plusieurs hypothèses. D’abord, à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’alliance entre le gaullisme et les communistes a abouti à installer dans le pays l’idée du rôle positif joué par l’Etat dans tous les domaines, en particulier dans l’éducation nationale. Il y a ensuite l’absence de véritable alliance sur le plan politique des conservateurs et des libéraux, contrairement à ce qui se fait dans nombres d’autres pays. Enfin, les libéraux ont mal défendu leurs idées, ou du moins elles ont été diffusées de façon élitiste parmi les cadres supérieurs et les technocrates, et uniquement dans une perspective économique. C’était une erreur, le libéralisme s’adresse à tout le monde, de l’ouvrier à l’artiste en passant par le professeur, c’est ce que je veux montrer avec mon livre. », explique à La Tribune Daniel Tourre, un jeune entrepreneur, auteur de « Pulp libéralisme, la tradition libérale pour les débutants » (éditions Tulys).*

…/… Lire la suite sur Latribune.fr

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120731trib000711792/quand-la-bd-et-le-rap-viennent-au-secours-du-liberalisme.html

France Culture – La Grande table

La grande table avec :

Marc WEITZMANN
Philippe MANIERE
Gérard MORDILLAT

animé par Caroline Broué

discute autour de « Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants. »


http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-faut-il-eduquer-les-francais-au-liberalisme-2012-07-16

Pulp libéralisme

La tradition libérale pour les débutants

par Georges Kaplan

Je fais partie avec quelques autres d’une toute petite communauté : celle des libéraux français. Nous ne sommes pas d’accord sur tout – il y a, parmi nous, des anarcho-capitalistes, des minarchistes, des objectivistes randiens, des libéraux-conservateurs, des libéraux de gauche et, me semble-t-il, une majorité relative de libéraux classiques – mais s’il y a un point qui nous rassemble, outre notre attachement aux libertés individuelles et notre méfiance vis-à-vis de la chose publique, c’est le sentiment profondément ancré en nous que la plupart de nos compatriotes n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le libéralisme.

…/…

Lire la suite sur Causeur

http://www.causeur.fr/pulp-liberalisme,18186#

France Culture – Esprit Public

 

Eric Le Boucher cite « Pulp Libéralisme » à la fin de l’émission « L’esprit Public » de Philippe Meyer. (Minute 54)

 

 

 

 

Daniel Tourre défend Bastiat2012 sur Sud Radio

La monnaie sans éthique Par Daniel Tourre

La Croix

01 septembre 2011

La monnaie sans éthique

En matière monétaire, la fin justifie tous les moyens. Des experts, des ministres débattent savamment de sujets qui semblent dépasser le commun des mortels : Est-il utile de dévaluer notre monnaie pour protéger nos emplois ? De relancer l’économie en fixant des taux d’intérêts bas ? De sauver la Grèce par des rachats de sa dette directement par la BCE ? D’augmenter l’inflation pour sortir de la spirale de la dette ?

Ces opérations, consistant d’une manière ou d’une autre à faire tourner la planche à billets, échappent totalement à un questionnement éthique.

La question « Est-il juste de manipuler la monnaie pour ceci ou pour cela ? » ne se pose jamais. A tort. La complexité artificielle du système monétaire actuel cache en réalité des pratiques fondées sur la tromperie et la fraude à grande échelle, aux conséquences sociales désastreuses, à commencer par cette crise.

Il fut un temps où la diminution du poids de métal précieux dans les pièces de monnaie pour en augmenter le nombre était considéré comme une fraude, une tromperie sur la mesure -y compris lorsque l’opération venait du monarque lui-même. Cette époque est hélas révolue. Augmenter la quantité de monnaie en circulation dans des proportions inimaginables pour les rois d’hier est devenu une pratique courante au grand dam de plusieurs générations d’économistes de l’Ecole Autrichienne (1).

La banque centrale dilue en permanence le pouvoir d’achat en émettant de la nouvelle monnaie, soit en faisant fonctionner une presse à billets virtuelle, soit en autorisant les banques privées à créer du crédit sans épargne préalable. Cette création de faux crédit n’améliore pas les investissements –imprimer de l’argent n’a jamais fait sortir de terre magiquement des entrepôts ou des machines outils- mais provoque une augmentation continuelle des prix des biens de consommation utilisés par les particuliers comme des biens de capitaux utilisés par les entreprises.

La dilution de la monnaie redistribue le pouvoir d’achat au profit de ceux qui sont le plus proches de l’émission de la nouvelle monnaie (Etats, grandes banques, grandes entreprises qui empruntent) au détriment de ceux qui en sont le plus éloignés : revenus fixes réévalués une fois par an (salariés, retraités) et petits épargnants. De même qu’un faux monnayeur profite de sa nouvelle monnaie aux dépens de ceux qui n’en impriment pas, la banque centrale, les Etats et les banques privées profitent d’un pouvoir d’achat subtilisé de manière invisible à tous ceux qui n’impriment pas de la monnaie (2).

Cette dilution frappe donc d’abord les plus modestes. La perte du pouvoir d’achat de la monnaie concerne ceux dont la plus grande partie du patrimoine est en monnaie : ceux qui ont des petits salaires. Les gens plus aisés ont des investissements (immobiliers, actions, or) augmentant avec l’inflation. Les smicards eux touchent un salaire en début de mois qui diminue sur leur compte courant : cette monnaie est frappée de plein fouet par la dilution du pouvoir d’achat.

Cette dilution hypertrophie les institutions financières au détriment des autres secteurs de l’économie. Les principaux bénéficiaires privés de la dilution de la monnaie sont ceux qui la provoquent : les banques privées jouissent ainsi d’une manne à l’origine d’une grande partie de leur profits. Cette abondance de moyens leur permet de surpayer certains de leurs salariés, incitant des personnes brillantes à se détourner de voies pourtant indispensables à la société. Sur le plan financier, il vaut mieux être trader que chirurgien ou ingénieur.

La dilution de la monnaie provoque des bulles -et les crises suivent-. Les surplus de liquidités favorisent une expansion artificielle de certains secteurs tout en incitant les banques à augmenter leurs risques –la banque centrale sert de prêteur en dernier ressort-. Les crises qui suivent l’explosion de ces bulles (internet, immobilier) ont des conséquences catastrophiques pour l’économie.

D’autre part, échapper à l’inflation exige des connaissances et un savoir faire spécialisés en produits financiers. La dilution de la monnaie impose donc de prendre plus de temps pour s’occuper de son argent, temps pris sur d’autres occupations plus nobles : famille, culture etc… (2).

Les manipulations monétaires de la banque centrale comme la possibilité pour les banques de créer de la monnaie via le crédit sans épargne sont très contestables éthiquement -et économiquement aussi de surcroit-. La question « Est-il juste de manipuler la monnaie ? » ne devrait pas être une question annexe, mais au contraire le point de départ et la grille de lecture de toute analyse de la situation actuelle.

Daniel Tourre

(1) Murray Rothbard. « Etat, qu’as-tu fait de notre monnaie ? ». Edition Charles Coquelin

(2) Guido Hülsmann, « L’éthique de la production de la monnaie », L’Harmattan

L’Euro Titanic : Laissez-nous mettre les chaloupes à la mer !

Par Daniel Tourre

Libération

25 Juillet 2011

L’EURO TITANIC : LAISSEZ-NOUS METTRE LES CHALOUPES A LA MER !

Le paquebot était supposé insubmersible : la nouvelle gloire de l’océan monétaire. Sa mise à l’eau avec les flonflons et les discours enflammés semble maintenant très loin.
Aujourd’hui, c’est déjà un vieux cargo zigzaguant avec des brèches immenses dans la coque et un équipage au bord de la panique se querellant autour de la barre.
Les armateurs, malgré un long passif de pronostics systématiquement démentis -« L’euro nous protégera de la crise », « Jamais nous ne ferons fonctionner la planche à billets », « La hausse des prix est minimale », « Personne ne fera défaut sur sa dette »- continuent de nous assurer que tout est sous contrôle.
Pour les passagers, les perspectives semblent bouchées : écoper en fond de cale les bêtises du pont supérieur ou couler avec le navire.
Il est temps de laisser à ceux qui le souhaitent une troisième option : mettre les chaloupes à la mer.

SURTOUT PAS UN PEDALO SOUVERAINISTE

Les souverainistes regardent avec envie la timonerie de la BCE. Ah ! S‘ils étaient à la place de ces bureaucrates étrangers…  Ils pourraient indiquer, seuls face au vent, la route à suivre d’un pédalo national.
Or ce pédalo a les mêmes tares que le paquebot européen avec des capitaines encore plus désinvoltes. Les souverainistes –de Marine Le Pen à Zemmour- rêvent tous d’une planche à billets magique pour la dette et la compétitivité.
Pour les passagers, descendre du Titanic Euro pour se retrouver dans un pédalo national n’améliorera en rien leur situation, seuls les capitaines changeront -pour le pire-.

PEDALO OU PAQUEBOT MONETAIRE, MEMES TARES, MEME NAUFRAGE

Que ce soit un pédalo national ou un paquebot comme l’Euro, les monnaies fiduciaires produisent toujours les mêmes effets : inflation, bulles et crises. Les banques centrales n’ont pas été créées pour rendre la monnaie stable.
La Banque de France, banque privée, a hérité de différents privilèges de Napoléon pour financer par la planche à billets ses guerres tout en arrosant certains de ses proches, actionnaires de la banque.
La Banque d’Angleterre a été créée par le Roi William pour … financer ses guerres par la planche à billets tout en arrosant certains de ses proches…
La Banque Fédérale Américaine a été créée en 1913 par un cartel de grandes banques de Wall Street pour augmenter leurs prises de risque sans en assumer les conséquences tout en asphyxiant les petites banques locales.
Du Zimbabwe à l’Argentine, les banques centrales ont toujours servi la même cause : piller discrètement les pauvres et les classes moyennes au profit des Etats ou des grandes banques.
D’autant que des théories monétaires, qui feraient passer leurs auteurs pour des communistes naïfs si elles s’appliquaient à autre chose que la monnaie, planifier le crédit, fixer les taux à court terme, cartelliser les grandes banques avec une monnaie obligatoire et monopolistique- ont fini de transformer la monnaie en dernier bastion de l’économie soviétique.

COQUILLAGES ET CRUSTACES MEILLEURS QUE LES BANQUES CENTRALES

Une pièce d’or, trouvée au fond de l’eau dans un galion naufragé, a conservé sa valeur pendant 400 ans, sans banque centrale, sans experts et sans ministres de l’économie. Les crustacés sont manifestement plus compétents pour garder une monnaie saine, moins arrogants et moins coûteux qu’une banque centrale.
La monnaie n’a pas besoin de banque centrale pour remplir ses fonctions. La meilleure chaloupe, c’est d’autoriser les passagers à échanger et à épargner en choisissant une ou des monnaies métalliques : le platine, l’or, l’argent et le cuivre.
Ceux qui le souhaitent disposeraient d’un compte libellé en grammes d’un métal conservé dans un coffre avec une carte bancaire effectuant instantanément la conversion en Euro. Ces monnaies seraient saines –peu d’inflation possible, pas de disparition des comptes courants en cas de faillite des banques : le métal existe et appartient exclusivement au déposant-. Juridiquement, la réforme serait légère : ne plus interdire l’échange en dehors de l’Euro et supprimer les taxes des métaux à chaque transaction.
Les individus méfiants pourraient bien sûr continuer d’utiliser l’Euro pour aider les Etats en faillite et les grandes banques méritantes, mais personne ne serait plus obligé de le faire. Beaucoup de gens abandonneraient peu à peu un Euro perdant de son pouvoir d’achat face aux monnaies métalliques.

POURQUOI PAS UNE SORTIE DE CRISE PERENNE ?

La sortie de la crise ne se fera pas parce que l’Euro va devenir un bon navire, mais lorsque les passagers pourront l’abandonner. Comme d’autres abandonneront le Dollar, l’Etat de l’Utah a autorisé en juin dernier l’or comme moyen de paiment.
C’est d’ailleurs la seule vraie crainte de l’oligarchie –Etats/Grandes banques- contrôlant aujourd’hui notre monnaie.
Pourquoi si leur monnaie est tellement supérieure aux métaux prendre la peine d’interdire quelque chose que personne n’utiliserait librement de toute manière ?
Parce que les passagers sont bêtes ou justement parce qu’ils sont lucides ?

Daniel Tourre

Ron Paul, la revanche du libéralisme classique

Point de vue dans lemonde.fr par Daniel Tourre

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais pour tous les libéraux de la sphère occidentale le succès de Ron Paul est le signe qu’après un siècle d’augmentation constante du périmètre de l’Etat dans la société, le temps du reflux est peut-être arrivé. Et Ron Paul ouvre plusieurs pistes pour y parvenir.

Des Etats obèses partout dans le monde occidental. D’abord un constat : contrairement à ce qu’affirment en permanence les étatistes, jamais l’Etat en Europe ou aux Etats-Unis n’a eu une telle place dans nos vies en temps de paix. En un siècle le poids de l’Etat est passé d’environ 15 % du PIB à en moyenne 50 %. En France, nous avions déjà un Etat centralisé et imposant sous De Gaulle, en une génération nous avons en plus hérité d’un « infra Etat », des collectivités locales gourmandes et d’un « super Etat » l’Union européenne bavarde, sans d’ailleurs que l’Etat national n’est lui-même significativement diminué de volume. Jamais nous n’avons eu autant de politiques, de bureaucrates pour nous soigner, nous éduquer, nous diriger, nous commander, nous ausculter, nous subventionner, nous dresser et surtout nous ponctionner. Contrairement à une légende urbaine, les USA ont suivi une trajectoire similaire. De l’Amérique de Roosevelt qui a prolongé la crise pendant une décennie tout en multipliant les bureaucraties aux politiques Keynésiennes des années 1970 en passant par les multiples guerres, l’Etat fédéral n’a fait que grossir. Reagan n’a lui-même que très peu diminué la place de l’Etat, mais surtout diminué les impôts sans diminuer les dépenses, en particulier celles destinées au secteur militaro-industriel.

…/… la suite sur

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/22/ron-paul-la-revanche-du-liberalisme-classique_1622006_3232.html

« Pulp libéralisme » passe la vitesse supérieure.

Pour « Pulp libéralisme », l’année 2013 sera une très bonne année.

En 2012, « Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants » est sortie avec des moyens très limités, un prix élevé (32,30 €) et une distribution artisanale. Malgré cela, grâce à un bouche- à-oreille très favorable, il a connu un vrai succès.

En 2013, grâce à de nouveaux partenaires et un mécène, « Pulp Libéralisme » va connaître un lancement grand public avec de nouveaux moyens. Une nouvelle réimpression, un distributeur professionnel, des moyens pour la promotion et un nouveau prix.

A partir du 7 mai 2013, « Pulp libéralisme, la tradition pour les débutants » (en version couleur) sera à nouveau à la vente au prix de 9,90 €.

Il sera aussi disponible sur tablette numérique (ibook, kindle etc.) au prix de 2,99€.

Pour les anciens acheteurs 2012 et début 2013 au prix de 32,30€, premiers soutiens du livre et responsables de son succès, un second exemplaire du livre sera offert sur demande (*)

 

(*) Si vous avez acheté le livre en 2012 ou début 2013, merci d’envoyer un mail à contact@editions-tulys.fr en mettant dans le sujet « opération pulp pulp libéralisme ». Dans le corps du message, merci de préciser la date (approximative) d’achat ainsi que le lieu ou le site d’achat et bien sûr l’adresse où envoyer l’exemplaire offert. Ensuite, soyez patient, les envois s’étaleront sur deux mois compte tenu du volume à traiter.

Conférence European Students for Liberty Strasbourg

7 idées reçues sur le libéralisme – Daniel Tourre

Mercredi 12 décembre 2012
18h10 – 20h00

Université de Strasbourg.
Amphithéâtre 5 à l’Institut Le Bel,
4 Rue Blaise Pascal 67000 Strasbourg
inscription:  sfl.strasbourg@gmail.com

Et si vous n’aviez entendu parler du libéralisme que par ses adversaires et ses faux-amis ?

Et si vous ne connaissiez pas le vrai libéralisme ?

Découvrez sept idées reçues sur cette doctrine politique à laquelle nous devons beaucoup…

Et si le libéralisme n’était pas la loi de la jungle ?

Et si le libéralisme n’était pas l’injustice ?

Et si le libéralisme n’était pas la logique comptable ?

Et si le libéralisme n’était pas la propriété contre les pauvres ?

Et si le libéralisme n’était pas la finance contre l’économie réelle ?

Et si le libéralisme n’était pas l’argent contre la culture ?

Et si le libéralisme n’était pas l’égoïsme ?

Daniel Tourre, initiateur de la campagne « Bastiat 2012 » et auteur de « Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants », rappellera les vertus oubliées de cette doctrine de la liberté et discutera avec vous des nombreuses questions qu’elle pose aujourd’hui.


Salon du livre en liberté

Nous avons le plaisir de vous inviter à la première édition du Salon du Livre Libéral, 

Le Livre en Liberté.

Vous pourrez y rencontrer 50 auteurs libéraux.

15 décembre 2012 

14 h 30 min – 20 h 00 min

Mairie du 5e arrondissement
Place du Panthéon
75005 Paris
France

11 novembre, armistice et suicide de l’Europe libérale

par Daniel Tourre

 

Le 11 novembre 1918 marque l’armistice de la première Guerre Mondiale mais malheureusement pas la fin du suicide européen par le nationalisme guerrier ou le socialisme.

Car cette première Guerre Mondiale, par delà ses massacres de masse et ses destructions, marque la fin de l’âge d’or européen, un âge d’or largement libéral.

Stefan Zweig (1881-1942) raconte dans son autobiographie Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen l’Autriche et la Vienne de la Belle Époque. Il ne s’agit pas d’une société complètement libérale sur le plan institutionnel comme sur le plan des mœurs, mais par bien des aspects, elle l’était davantage que l’Europe et la France de 2012.

lire la suite sur Contrepoints.org

…/…

http://www.contrepoints.org/2012/11/11/104196-11-novembre-armistice-et-suicide-de-leurope-liberale

La justice sociale viole les principes de Justice

par Daniel Tourre

« Social » est devenu en quelques années, le mot fourre-tout de la langue politique française. Tout est social : la politique, les enjeux, la misère, les drames, la détresse, le mouvement, la souffrance et… la justice. Cette dérive n’est pas innocente. Dans le meilleur des cas, elle ne rajoute rien d’utile à la signification du mot affublé d’un « social » ; dans de nombreux cas, elle en transforme radicalement le sens tout en bénéficiant de son aura. Justice sociale appartient à cette dernière catégorie.

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Lire la suite sur contrepoints.org

http://www.contrepoints.org/2012/11/19/104885-la-justice-sociale-viole-les-principes-de-justice

Invitation – Comment populariser les idées libérales – Avec Ulrich Génisson et Daniel Tourre

 

Chers Amis,
Nous sommes heureux de vous inviter à une conférence-débat sur le thème : « Comment populariser les idées libérales« , organisée sous le patronage de l’Institut Turgot, le jeudi 15 novembre 2012 (19h30-21h30) dans l’une des salles de l‘Assemblée nationale (entrée par le 126 rue de l’Université, Paris 75006).

La discussion sera introduite par la présentation de deux expériences concrètes dont le projet est de mettre la pensée libérale à la portée du public français le plus large possible. Nous écouterons tour à tour

  • Ulrich Génisson, co-fondateur et animateur de « La main invisible« ,  une initiative originale de collectif auquel on doit la publication et la diffusion de « Libres! », un livre à la rédaction duquel ont participé cent auteurs;
  • Daniel Tourre, auteur de « Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les nuls » (éditions Tulys), un ouvrage qui présente les fondements philosophiques du libéralisme et les bases de l’analyse économique en s’appuyant sur une collection de vignettes kitsch de bandes dessinées américaines des années cinquante dont le contenu des bulles a été modifié.

Le nombre de places étant limité, nous vous conseillons de vous inscrire le plus rapidement possible en adressant un courriel à mfsuivre@hotmail.fr . 

L’accès aux locaux de l’Assemblée nationale étant sévèrement réglementé, nous vous demandons également de vous munir d’une pièce d’identité et de bien vouloir être sur place au moins un quart d’heure avant le début de la conférence.

Bien cordialement

Henri LEPAGE                               Marie-France SUIVRE

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« Comment populariser les idées libérales ? », tel était le titre de la réunion organisée à l’Assemblée nationale, le jeudi 15 novembre, sous le patronage de l’Institut Turgot.

La discussion, à laquelle a participé Alain Madelin, était introduite par la présentation de deux expériences concrètes dont le projet est de mettre la pensée libérale à la portée du public français le plus large possible…

…/…

http://blog.turgot.org/index.php?post/conf-AN-15-nov

Pulp libéralisme : interview de Daniel Tourre

Publié le 3/07/2012 sur contrepoints.org

 Dans Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants, Daniel Tourre présente de façon humoristique les bases philosophiques du libéralisme classique. Interview de l’auteur.

Contrepoints : Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire un tel livre ?

Daniel Tourre : C’est un projet qui me tient à cœur depuis longtemps. J’ai commencé depuis plusieurs années à enrichir un site (www.dantou.fr) dont sont tirés une partie des textes du livre mais j’avais envie de repartir de cette base pour écrire une sorte de manuel distrayant. Le livre que j’aurais aimé avoir il y a 20 ans lorsque j’ai commencé à m’intéresser au libéralisme…/…

la suite sur http://www.contrepoints.org/2012/07/03/89101-pulp-liberalisme-interview-de-daniel-tourre

 

 

 

Euro : et si le problème de la BCE n’était pas le E, mais le BC ?

4 aout 2011

par Daniel Tourre

Nouvel Obs Plus

La cause est entendue, la catastrophe monétaire que nous vivons aujourd’hui est une crise européenne. Si l’euro s’effondre, c’est la faute à l’Europe.

L’Union européenne a certes beaucoup de défauts – sans jeux de mots, mais le problème avec ce coupable trop parfait, c’est qu’il n’explique pas pourquoi depuis plus d’un siècle, toutes les monnaies finissent par s’effondrer, lentement ou rapidement. La caractéristique commune aux devises de l’immense cimetière monétaire des cent dernières années, ce n’est pas d’être européennes, mais d’être pilotées par une banque centrale.

Euro : accident industriel exceptionnel, ou usine à gaz mal conçue ?

Si un type d’usine finissait systématiquement par exploser, on s’interrogerait sur la conception de l’usine. Si un type d’avion finissait systématiquement par s’écraser, on s’interrogerait sur la conception de l’usine. Les monnaies fiduciaires (Monnaies d’Etat basées sur un monopole et une banque centrale) se crashent toutes les unes après les autres – ou perdent leur valeur dans des proportions abyssales – et, manifestement, personne ne songe à s’interroger sur l’organisation même de la production de monnaie.

La faute vient toujours de circonstances particulières : la classe politique de tel pays est gaspilleuse et désinvolte, les spéculateurs sont cupides, les Chinois font ceci, ou les Américains qui font cela. Ces circonstances sont – souvent – vraies, mais il serait peut être temps de s’interroger sur un modèle monétaire qui résiste si mal à des circonstances certes particulières, mais non exceptionnelles.

Nous vivons dans un système monétaire organisé autour d’une banque centrale, d’une monnaie fiduciaire, et de banques privées à réserves fractionnaires (c’est-à-dire qui prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas), conduisant mécaniquement à l’affaissement de toutes les monnaies dont il a la charge (1).

Ceux qui ont la charge de la monnaie – les États, toujours avides de ressources sans impôts visibles ; les banques centrales, dont l’indépendance est très relative ; et les banques privées, premières bénéficiaires des nouvelles liquidités, n’ont aucun intérêt à garder une monnaie saine, aucun intérêt à ne pas faire tourner la planche à billets virtuelle.

Dans le même temps, des apprentis sorciers – monétaristes comme keynésiens – prétendent planifier le crédit ou l’activité économique, en fixant les taux d’intérêts à court terme, en dévaluant ou instaurant les fameux quantitative easing (augmentation de la masse monétaire) de la banque centrale américaine. Ils ressemblent à des gamins de cinq ans ouvrant une lance à incendie pour arroser un pot de fleurs. La lance à incendie trop puissante les balade dans tous les sens de manière chaotique. Le pot de fleurs, s’il en reste un après la crise, est ravagé.

La crise de l’euro, au-delà de ses particularités, n’est pas un accident, mais la norme : les banques centrales sont structurellement incapables de maintenir une monnaie saine comme un secteur financier stable. Ce n’est pas par hasard : elles n’ont pas été conçues pour cela.

Des machines à piller les classes moyennes, au profit des Etats et des grandes banques

La feuille de route des premières banques centrales avait le mérite d’être claire : capter discrètement des ressources au peuple au profit des États en diluant la monnaie, refondre les pièces avec moins de métaux précieux ou faire tourner la planche à billets.

La Banque d’Angleterre est créée en 1694 par le roi William III, dont le trône est vacillant après des années de guerre civile, pour s’assurer discrètement des ressources, sans mécontenter le peuple avec des impôts nouveaux. La Banque de France, créée en 1800, est dotée de privilèges par un Napoléon Premier Consul, souhaitant financer ses guerres par la planche à billets, tout en arrosant ses proches actionnaires de la banque.

La BCE, en monétisant la dette de la Grèce avec des euros sortis de nulle part, reste donc dans cette lamentable tradition : ce qui ne sera pas payé par les impôts le sera « discrètement » avec l’inflation subie sur le panier d’achat ou les investissements des entreprises. Une deuxième mission s’est ensuite ajoutée à ces institutions déjà nocives : garantir la stabilité des grandes banques.

Les banques ont souvent eu tendance à prendre des risques inconsidérés avec l’argent des déposants. Pour éviter les crises, il y avait donc deux solutions :

1. Une bonne solution : interdire aux banques d’utiliser l’argent des déposants. Les banques ne peuvent utiliser que l’argent qui leur est expressément prêté, pas celui confié en dépôt. Si une banque fait faillite, l’argent des dépôts est alors restitué aux déposants. De même que si votre pressing fait faillite durant la nuit, vous pourrez récupérer les vêtements le matin, sans autre problème que de devoir trouver un autre lieu pour nettoyer vos vêtements.

2. Une mauvaise solution : favoriser l’utilisation des dépôts par les banques, ce qui démultiplie leurs profits et l’expansion d’un crédit « virtuel » non assis sur de l’épargne, dont l’utilité économique est très contestée en particulier par les économistes de l’école autrichienne (Mises, Rothbard, Hayek). De plus, lors d’une faillite, les dépôts disparaissent avec la banque. Ce qui n’était qu’un problème concernant uniquement les actionnaires ruinés par la faillite de leur banque devient alors un problème public : le sort de tous les particuliers, des entreprises et des autres banques est alors lié à la vie à la mort à celui de la banque en faillite, obligeant la banque centrale à venir à son secours par des mécanismes proches de celui de la planche à billets.

On ne peut comprendre le sauvetage à fonds perdus de la Grèce que dans l’optique de sauver les grandes banques de la faillite, faillite entrainant mécaniquement la faillite des particuliers et des entreprises. Les banques privées ont ainsi acquis un poids politique considérable : elles ne peuvent plus faire disparaître pour mauvaise gestion ou prises de risque excessives comme les autres entreprises privées. Ceci constitue un véritable pousse-au-crime : les profits sont privés, les pertes sont publiques.

La Banque centrale, une usine à gaz instable

Non seulement les banques centrales ne protègent pas la monnaie et ne stabilisent pas le secteur bancaire, mais elles sont au contraire la principale source d’inflation et d’incitation aux prises de risque des banques. Ces dernières savent qu’elles pourront compter sur l’appui de la banque centrale en cas de défaillance.

Un système monétaire peut parfaitement se passer de banques centrales. Des monnaies décentralisées, basées sur un métal (platine/or/argent/cuivre) peuvent remplir toutes les fonctions monétaires. Si nous avions la possibilité d’utiliser en parallèle de l’euro un compte libellé en grammes d’or ou d’argent, avec une carte bancaire faisant la conversation automatique à chaque achat, très vite, beaucoup d’entre nous choisiraient d’utiliser une monnaie qui conserve son pouvoir d’achat, et qui n’est pas emportée avec la banque en cas de faillite. En effet, le métal existe bel et bien, et appartient uniquement au déposant, sans ambigüité juridique.

La vie des utilisateurs de cette nouvelle monnaie décentralisée mais universelle ne serait pas tellement modifiée par rapport à aujourd’hui : une carte bancaire, un carnet de chèques pour les caddies ou les gros achats. On peut même imaginer des billets et des pièces en résine transparente, avec une pointe d’argent ou d’or pour les petits montants, des appareils de mesure simple permettant aux commerçants de détecter la nature du métal dans la résine. Simplement, dans cette monnaie, le prix d’une grande partie des achats n’augmenterait pas – personne ne peut faire marcher de planche à billets pour une monnaie 100% métallique, sans réserve fractionnaire.

L’épargne des particuliers ne serait plus grignotée par l’inflation

Pour les entreprises, le changement ne serait pas beaucoup plus lourd – une nouvelle devise dans la comptabilité ce qu’elles font déjà pour l’exportation, mais elles n’auraient plus besoin d’un recours aussi massif aux services de placements bancaires pour leur trésorerie, ou au crédit pour financer leur expansion : leurs revenus, leur trésorerie dans une monnaie saine ne serait pas exposée à l’inflation, une partie des biens de capitaux qu’elles achètent n’augmenterait pas en monnaie saine métallique..

Cette réforme simple passerait par l’abrogation de quelques articles (*) du Code pénal, et l’abolition des taxes sur l’or. Elle ne nécessite même pas l’abolition de l’euro, et n’empiète pas sur les ressources légitimes de l’État. Celui-ci continuera de prélever des impôts sur les transactions, le revenu ou le patrimoine.

Les citoyens choisiraient petit à petit la monnaie la plus saine, avec un secteur bancaire le plus stable délaissant un euro si mal géré, ou forçant ce dernier à s’améliorer sans doute par l’adossement à un métal précieux. C’est d’ailleurs ce que craignent les architectes des monnaies fiduciaires actuelles. Si leur monnaie est si supérieure aux métaux précieux, pourquoi prennent-ils la peine d’interdire aux citoyens d’échanger en utilisant de l’or ou de l’argent ?

Cette réforme permettrait de commencer en douceur une transition vers une économie basée sur l’épargne, la monnaie saine et un secteur bancaire à sa juste place.

Il est probable qu’au-delà des difficultés de l’euro et du dollar, nous vivions aujourd’hui la fin de l’âge d’or des banques centrales. Tant mieux, il n’est qu’une longue suite de catastrophes monétaires aux conséquences économiques (et parfois politiques) vertigineuses. L’euro n’est pas coupable, il est juste victime de la malédiction commune à toutes les monnaies fiduciaires : la banque centrale.

 

Pour en savoir plus sur la théorie des cycles de l’Ecole Autrichienne :

http://www.dantou.fr/crise.html

Ron Paul, quelles leçons pour les libéraux français ? Par Daniel Tourre

Contrepoints.org

1 janvier 2012

L’émergence de Ron Paul dans les primaires républicaines a capté l’attention des libéraux dans toute l’Europe. Beaucoup de militants suivaient déjà avec intérêt depuis plusieurs années la trajectoire de cette OVNI politique défendant avec constance un libéralisme classique (1) très pur et la vision de l’Ecole Autrichienne en économie.

Aujourd’hui, qu’il perde ou qu’il gagne, Ron Paul et le mouvement qu’il a initié marqueront durablement le libéralisme classique aux USA.

En dehors de son discours sur la politique étrangère, responsable lui-aussi de son succès actuel, mais qui n’est pas directement lié à la doctrine libérale, -le libéralisme n’est pas une théorie géopolitique-, au-delà des particularités de la politique américaine et de l’homme lui-même, y-a-t-il des leçons à tirer du succès de Ron Paul pour nous libéraux français ?

Quels sont les éléments, sur le fond et sur la forme, dont nous pourrions nous inspirer en France pour la défense du libéralisme ?

1)       S’appuyer sur le libéralisme classique plutôt que sur un libéralisme « utilitariste ».

(Très) schématiquement, le libéralisme peut se diviser en deux branches, qui bien que se rejoignant largement sur les conclusions, partent de deux visions différentes : le libéralisme classique et le libéralisme utilitariste. Historiquement, le libéralisme classique ouvre le bal en s’appuyant sur le droit naturel. Selon le libéralisme classique, le libéralisme c’est bien parce que c’est juste. Il est juste que les lois posées par les Etats respectent un certain nombre de grands principes (protection des droits naturels -liberté, propriété, sécurité-, respect des contrats, responsabilité) , principes découverts grâce à une réflexion sur la nature humaine. Et il se trouve dans un second temps que le respect de ces grands principes est utile, puisqu’il permet à la société de se développer de manière harmonieuse.

Le libéralisme « utilitariste » affirme lui, que le libéralisme, c’est d’abord bien, parce que c’est utile. C’est utile afin que les individus puissent « maximiser » leur bonheur et c’est utile pour que la société puisse croitre et se développer.

Les deux libéralismes partagent une grande partie des conclusions sur la place de l’Etat dans la société et dans la vie des individus, mais la teinte de leur discours peut sensiblement changer. Or depuis plusieurs décennies, c’est le libéralisme utilitariste qui mène la danse en France.

Et cela a plusieurs effets négatifs sur la défense du libéralisme :

a)       D’abord, les adversaires du libéralisme, bien que déclinant aussi leurs propositions sur un mode utilitaire, continuent de s’appuyer sur des grands principes : « Il n’est pas juste que la société ne soit pas égalitaire. » « Il n’est pas juste que chacun ne dispose pas des mêmes capacités. » « Il n’est pas juste que certains gagnent dix fois plus que d’autres. » « La justice sociale exige que.. » En refusant de s’appuyer sur les principes déontologiques du libéralisme classique, les défenseurs du libéralisme s’exposent à défendre leurs idées sur le terrain de l’adversaire. Le libéralisme est alors jugé au tribunal des principes de la social-démocratie ou du socialisme, et l’incroyable se produit : sur ce terrain, le socialisme est supérieur moralement au libéralisme. Le débat politique se réduit alors à « Accusé libéral, levez vous. Vous ne répondez pas aux exigences du socialisme, qu’avez-vous à dire pour votre défense ? ». Et l’accusé libéral, bonne pâte, explique que c’est son efficacité qui permet le mieux de remplir certaines exigences socialistes. C’est parfaitement exact, mais d’une part c’est admettre que les grands principes socialistes sont ceux devant lesquels toute doctrine politique doit être évaluée et cela empêche d’autre part en retour les militants libéraux de s’appuyer sur leurs principes pour défendre leur vision du monde.

b)       Le discours utilitaire donne au libéralisme une teinte « manager », « chef d’entreprise ». Puisque le libéralisme est utile, et que l’utilité passe par la croissance économique, tout doit être fait pour augmenter la croissance économique. Ce discours est d’ailleurs parfois teinté de petits relents de Saint-simonisme : l’Etat est chargé de diriger l’usine France, en favorisant tel grand groupe ou telles PME pour augmenter la production. Même s’il peut séduire un certain nombre de cadres, ce discours est anxiogène pour une immense partie de la population pour qui le libéralisme devient alors une sorte de complément politique aux ressources humaines de leur propre entreprise.

Le discours de Ron Paul est à des années lumière de ce discours managérial tout en affirmant les libertés de produire, de travailler, d’entreprendre et d’échanger de manière bien plus radicale que ne le font les plus libéraux des commentateurs actuels. Cela est d’autant plus vrai que Ron Paul défend aussi avec beaucoup de cohérence toutes les libertés, en particulier la liberté d’expression et les autres libertés civiles.

Ce discours doit bien sûr ensuite être décliné sur des propositions concrètes, mais le libéralisme classique est beaucoup plus séduisant pour une large partie de la population. Personne ne va militer avec enthousiasme pour abaisser de 2,23% le taux marginal de l’impôt sur les sociétés afin d’augmenter le PIB et la productivité. Par contre défendre le liberté –y compris la liberté d’épargner, de produire et d’échanger- parce que c’est juste peut intéresser beaucoup de gens.

L’enthousiasme, en particulier des jeunes, pour Ron Paul s’explique en grande partie par ce discours construit autour du libéralisme classique.

Nous avons toutes les raisons de suivre cette voie, d’autant que nous disposons d’une impressionnante bibliothèque d’auteurs classiques français, à commencer par Frédéric Bastiat. Le libéralisme classique ne serait pas un produit d’importation chez nous.

 

2)       L’Ecole Autrichienne, la monnaie, les grandes banques et la théorie des cycles.

L’autre grand atout de Ron Paul, c’est sa connaissance approfondie de l’Ecole Autrichienne de Hayek, Rothbard et Mises.

Nous vivons une crise d’une ampleur considérable dont l’Ecole Autrichienne et sa théorie des cycles offre une explication très convaincante.

Elle a permis à un certain nombre de commentateurs (dont Ron Paul) de dénoncer, très en amont de l’explosion de cette crise, l’existence d’une bulle. Elle offre aussi un regard très critique sur les institutions encadrant l’activité bancaire et financière (banque centrale, soutien aux grandes banques trop grosses pour faire faillite).

Elle s’appuie sur une vision littéraire et rigoureuse de la science économique beaucoup plus accessible (et juste) que la dérive mathématique et comptable qui est aujourd’hui le lot d’une large partie de la science économique.

En dehors du fait qu’elle est beaucoup plus convaincante dans ses principes que les autres écoles économiques, elle a, à mon avis, aujourd’hui une place essentielle dans la défense du libéralisme.

D’abord parce qu’une large partie de la population, y compris les personnes sensibles à nos idées, sont choquées par ces entreprises soit disant « privées », les grandes banques, aux profits considérables dans les périodes fastes et soutenues par la banque centrale dans les périodes de vaches maigres. Cette vision est aujourd’hui assimilée à du libéralisme car tout ce qui touche à la finance et au monde bancaire est vu comme la quintessence du libéralisme. C’est bien sûr faux, ce secteur économique est sans doute, avec l’agriculture, l’un de ceux qui dépendent le plus de l’interventionnisme direct ou indirect de l’Etat. Les intérêts croisés des grandes banques privées et des Etats surendettés sont aujourd’hui tellement emberlificotés qu’une seule chose claire émerge de ces pelotes de laine : il est vital de retourner à des principes libéraux.

Ensuite parce que la crise monétaire que nous vivons –et les USA ne sont pas loin derrière- n’a pas d’autres issues qu’une stagnation de plusieurs décennies à la japonaise, ou un effondrement rapide et douloureux. Seules les solutions préconisées par l’Ecole Autrichienne nous permettront de sortir de cette nasse. (retour à la monnaie saine par l’abolition des banques centrales, retour des banques dans l’économie de marché, fin d’une économie basée sur le crédit fictif, retour aux investissements basés sur l’épargne réelle).

Là encore le discours de Ron Paul est taillé au diamant. Certaines de ses interventions institutionnelles ou grand public posent en moins de cinq minutes les lignes de la théorie des cycles de l’école autrichienne de manière rigoureuse tout en étant parfaitement compréhensible du grand public.

Ron Paul en s’appuyant très tôt sur l’école autrichienne a ainsi gagné sur plusieurs tableaux : d’abord l’image de celui qui a compris avant les autres, ensuite une image anticapitalisme de connivence.

Là encore, nous avons toutes les raisons de suivre l’exemple de Ron Paul. Soutenir à tout prix le système actuel interventionniste (en plus d’être à mon avis à côté de la plaque) est le meilleur moyen d’empêcher toute défense efficace du libéralisme pour de nombreuses années et de laisser les souverainistes comme les socialistes préconiser leur planche à billets, le protectionnisme ou leurs réglementations.

 

Et si on essayait la méthode « Ron Paul » ?

Quelque soit la suite de la campagne américaine (sauf miracle, Ron Paul ne va sans doute pas gagner), le parcours de Ron Paul est très réjouissant bien sûr pour les Américains eux-mêmes, mais aussi pour l’avenir du libéralisme classique en Europe dans la prochaine décennie.

La crise des Etats-nounou surendettés est une opportunité historique pour faire avancer les idées libérales. D’ici 10 ans il est probable que des concepts liés au libéralisme classique et l’école autrichienne comme l’ordre spontané, la monnaie saine, l’absence de banque centrale, l’Etat minimal ou les droits naturels, aujourd’hui totalement inconnus du grand public seront au moins identifiés par une large partie de la population, en particulier les journalistes  –sans bien sûr pour autant être acceptés par tous-.

Après des décennies de recul, les libéraux français ont appris à considérer que leurs idées en France perdent de toute manière au final. Et si on essayait la méthode « Ron Paul » ?

TUERIE NORVEGIENNE, IL NE MANQUAIT PLUS QUE LE LIBERALISME

Par Daniel Tourre
Atlantico.fr

Jacques de Guillebon, dans sa tribune sur Atlantico, affuble le criminel Norvegien de fondamentalisme néolibéral. Il fallait bien quelqu’un tente le coup…

LE MOT POUBELLE DU CONFORMISME ETATISTE

En cas de doute, accusez le libéralisme… En cas de gros doute, accusez le néo-libéralisme… Vous avez la chance de vivre dans un pays disposant d’un mot « poubelle » permettant de condamner n’importe quel phénomène contemporain qui vous déplait avec l’approbation de la quasi-totalité du spectre politique, et d’une large partie des essayistes, vous auriez tort de vous gêner. Inutile bien sûr que ce phénomène ait quoique ce soit à voir le libéralisme dont la doctrine est définie par deux siècles d’auteurs souvent majeurs. En France, personne ne lit plus ces auteurs, cela ne sert à rien, tout le monde sait ce que veut dire libéralisme : cela veut dire « pas bien ». Le temps est néolibéral, je vais mettre un pullover.

PLUS C’EST GROS, PLUS CA PASSE.

En entendant qu’un criminel norvégien avait massacré un grand nombre d’innocents en laissant derrière lui 1500 pages de bouillie idéologique vaguement conservatrice, je me suis dit : tiens voilà au moins un truc –avec la pluie du mois de juillet- qu’on ne mettra pas sur le dos du libéralisme. Raté. Jacques de Guillebon après une plaidoirie énervée pour expliquer que justement un fondamentaliste chrétien ne massacre personne, tente la pirouette classique pour retourner au confortable « usual suspect » français : le néolibéralisme. Ca ne mange pas de pain et puis ça permettra peut être d’attirer l’attention du tribunal politiquement correct ailleurs. Ce dernier, avec un peu chance, dans la fatigue du mois de juillet, embrayera en mode automatique sur le coupable déjà mille fois condamné, et laissera tranquille les chrétiens, fondamentalistes ou pas.

UNE DOCTRINE A L’ORIGINE DES DROITS DE L’HOMME

La tentative, très confuse d’ailleurs, de Jacques de Guillebon d’accoler à tout prix le terme de « fondamentalisme neo-libéral » à ce criminel mérite quelques rappels.
Le libéralisme est d’abord une philosophie du Droit née aux siècles des Lumières. L’usage de la raison permet de découvrir les droits inaliénables de l’Homme. Dans ce cadre, l’Etat n’est pas là pour construire une société idéale par le haut, mais pour protéger les droits individuels.
Article 2 : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
Les lois ne doivent donc pas être des commandements d’un Duce, d’un lider maximo ou même d’un président démocratiquement élu pour ordonner à des individus infantilisés comment ils doivent mener leur vie ou ce qu’ils doivent penser. Le droit doit permettre à chaque citoyen de savoir ce qu’il peut faire ou ne pas faire pour vivre et échanger librement sans léser les droits individuels des autres.

ET DE LA SORTIE DE LA MISERE GENERALISEE

Des économistes libéraux ont parallèlement expliqué que la connaissance étant dispersée dans tout le corps social, la prospérité ne pouvait venir qu’en laissant les individus agir librement pour réfléchir, produire et échanger selon leurs connaissances et leur environnement. Un Etat centraliseur ne peut connaître qu’une très faible fraction de ce que les individus savent, ses commandements pour diriger l’économie ne peuvent qu’être inefficaces –en plus d’être liberticides-.

INCROYABLE : DES VALEURS MORALES SANS ETAT-NOUNOU !

Le libéralisme n’est ni un relativisme, ni un nihilisme. Il y a d’abord le respect strict des droits individuels des autres (sécurité, liberté, propriété). Les individus sont libres et responsables, y compris de ne pas vivre et penser comme des porcs. C’est aux personnes décentes de défendre les valeurs qu’elles estiment meilleures ou plus belles, pour les individus ou pour la société. Ce n’est pas à l’Etat -ou plus exactement au groupe le contrôlant -d’imposer par la force ses valeurs. J. Locke, père du libéralisme, dans la lettre pour la tolérance, au sortir des guerres de religions ne dit pas autre chose : les païens sont dans l’erreur et doivent être convaincus, et non brimés, embastillés, torturés ou tués par l’Etat.

NEOLIBERALISME, MOULIN DES DON QUICHOTTES ETATISTES

Le terme néolibéralisme n’a pas de raison d’être. Il n’y a pas de cassure idéologique, ni même de radicalisation entre les libéraux du XIX ème et du XX ème, simplement un approfondissement des concepts formulés 250 ans plus tôt. Vous ne trouverez jamais dans votre librairie d’ouvrage d’un libéral, pardon d’un néolibéral, s’intitulant : « le néolibéralisme, la solution pour la France ». En 20 ans de militantisme libéral, je n’ai jamais rencontré quelqu’un se définissant comme ‘néolibéral’, simplement des libéraux. Le terme néolibéralisme a été employé quelques rares fois par des libéraux avant guerre et dans quelques passages d’ouvrages surtout américains, il est aujourd’hui exclusivement employé par les antilibéraux.

PAS DE TERRORISME

La société dans laquelle nous vivons a hélas largement tourné le dos au libéralisme tant sur le plan du droit, que de la place que l’Etat Nounou a pris pour nous bercer tous (souvent trop près du mur).
Les libéraux français, lassés d’être cocufiés par la droite et insultés par la gauche, reprennent peu à peu la parole à travers des initiatives associatives (Contrepoints.org) ou politiques (Parti Libéral Démocrate). Ils ont comme adversaires tout ceux qui ne veulent pas seulement convaincre, mais commander leurs co-citoyens pour construire leur société idéale.

Jacques de Guillebon fait manifestement partie de la cohorte, tout en profitant d’un des beaux restes du libéralisme : la liberté d’expression, -y compris celle de dire des bêtises incohérentes ou malhonnêtes-. Quant au criminel tirant courageusement sur des jeunes gens désarmés et coincés, le tout déguisé en policier, on voit mal même de très loin ce qu’il a à voir avec le libéralisme. Son plan média ignoble, manifestement très efficace puisque tout le monde semble vouloir se positionner par rapport à lui, serait plutôt l’occasion de s’interroger sur le poids donné à la parole des violents narcissiques par rapport à celles de leurs victimes.

Transformer le FMI en agence de notation et d’évaluation ?

18 mai 2011

Nouvel Economiste

Réduire le rôle du FMI à l’évaluation de la santé économique de chaque pays  à partir d’une méthodologie commune se heurte aux mêmes limites que celles des agences de notations –en pire-.

Les liens entre les agences de notation et leurs clients sont parfois ambiguës. Les liens entre le FMI et les Etats le sont encore davantage. Les gouvernements feront en sorte que les méthodologies qui leur sont défavorables, ou les mauvaises nouvelles, soient écartées. Le FMI n’a d’ailleurs pas dénoncé en 60 ans d’existence la principale source de déséquilibres monétaires : le dollar au service des USA, principal bailleur du FMI.

Les méthodologies pour évaluer la santé des entreprises sont l’objet de débats violents. Les débats pour évaluer la santé d’un Etat le seront encore davantage. La vision politique du rôle de l’Etat étant très loin de faire l’objet d’un consensus,  le FMI ne pourra pas acquérir de légitimité auprès des acteurs politiques qui dénonceront un  parti pris idéologique.

Le mythe néoclassique de l’information parfaite justifiant l’existence d’un acteur étatique neutre, doit être abandonnée au profit de la vision dynamique de l’Ecole Autrichienne : la recherche d’information est un processus à part entière favorisé par la concurrence.

C’est la mise en concurrence entre des agences financées par les créanciers des États ou les ONG qui permettra de multiplier les perspectives sur la santé économique des Etats. Sur ce plan là, comme sur les autres, l’existence du FMI ne parait pas utile.